La Paroisse protestante des Eaux-Vives

 

temple vers 1885

Les « EauxVives » tirent leur nom de sources abondantes et nombreuses qui existaient en ce lieu. Les Eaux-Vives et le Pré-l’Evêque faisaient jadis partie du faubourg du Temple, qui commençait à la porte du couvent de Rive et tirait de là au Prél’Evêque jusquau lieu dit « Hurtebise », soit Jargonnant. Sa longueur était de 880 pas. Le Pré-l’Evêque était, comme son nom l’indique, «une terre en pré, propriété épiscopale ».

En 1533, le Pré-l’Evêque servit de lieu de réunion aux réformés, qui y célébrèrent leur première Cène en plein air, le jour du Jeudi-Saint.

En 1814, les Eaux– Vives comptaient 920 habitants; en 1888, ce chiffre passa à 7927, dont 4091 protestants, 3812 catholiques-romains et 24 israélites.

Rattachée à la ville de Genève en 1930, la commune des EauxVives a en 1955 20917 habitants (11031protestants et 9036 catholiques-romains).

En 1948, les 4 pasteurs et les deux assistantes de paroisse avaient la charge de 5300 foyers environ. En 1954, le nombre des foyers (sans compter les isolés) s’élevait à 6242. Un nouveau poste pastoral a été créé en 1951.

En 1948, nos chapelains donnaient lenseignement religieux dans 18 classes scolaires, ce nombre sest élevé à 25 en 1954.

Dans le quartier de Malagnou, un nouveau centre paroissial s’est développé dès 1951. Des cultes sont célébrés régulièrement dans sa maison de paroisse (2, chemin Rieu). La dizaine de «Malagnou», rattachée encore à la paroisse des Eaux-vives, prend un essor réjouissant et tend à devenir une paroisse autonome.

 

Le Temple des Eaux-Vives

Temple

Le temple des Eaux-Vives, sis place Jargonnant, a été construit par l’architecte Louis Brocher; il fut inauguré le 8 août 1842 et coûta 53527 francs.

La cérémonie de la pose de la première pierre (à l’angle au S-E du bâtiment) eut lieu le 7 juin 1841.On a placé dans la cavité de celle-ci une boite en plomb qui renferme:

  • un procès-verbal signé par M. le pasteur et les membres présents et invoquant la bénédiction du Très-Haut sur cette construction.
  • une feuille certifiée par le maire contenant les noms des membres du Conseil municipal, de la Commission des pompes et du corps des pompiers, des deux gardes-champêtres, le nombre des enfants des écoles, le nom du régent, etc.
  • une autre feuille renfermant les noms des donateurs et souscripteurs et les comptes arrêtés au 7 juin 1841.
  • une feuille indiquant le cours et le prix des diverses denrées, de la journée des ouvriers. etc.
  • des monnaies, depuis les plus anciennes de la République, jusqu’à celles en vigueur à l’époque de la cérémonie, y compris les pièces décimales, avec une explication sur la création de cette nouvelle monnaie.

De 1913à 1915, quelques transformations furent nécessaires pour mieux aménager l’intérieur du temple. En 1931, un nouvel orgue fut installé. Sous la direction de M. Henri Lesemann, architecte, une équipe de paroissiens entreprit la restauration et la remise en valeur du chœur, en 1950. Actuellement, le même architecte et M. Jean Farina, entrepreneur, tous deux membres de notre paroisse, procèdent à la restauration absolument nécessaire du clocher. Cette restauration importante est possible grâce à l’appoint des Chantiers de l’Église, qui ont rapporté fr. 80’000,- à notre paroisse. A l’occasion de ces travaux, les orgues seront «relevés», et de nouveaux jeux y seront ajoutés.